Ce 04 novembre j’aurais un an de plus. J’avoue, que depuis les années où j’ai commencé à avoir conscience de ce qui se passais autour de moi, jusqu’à ce jour, j’ai vécu et expérimenté beaucoup de situations. Et avec ce parcours, une conviction s’est enracinée en moi : ce qui entre dans ton âme détermine, ce qui en sortira, quand tu feras face aux secousses de la vie !
Imaginer une table, avec deux verres posés dessus côte à côte. L’un des verres contient un liquide rougeâtre rempli jusqu’à débordement et l’autre verre, contenant un liquide bleu, au 3 quart du verre vide. Lorsque la table sera bousculée, les deux verres seront impacter. Le premier contenant un liquide rouge jusqu’à débordement se rependra. L’autre, au 3/4 vide, va trembler mais ne se renverse pas.
Voilà toute une parabole de notre existence. La table c’est notre vie. Le choc, c’est l’épreuve, l’injustice, la perte, la déception… Les verres représentent les diverses choses en nous : nos émotions, nos pensées…
Souvent, quand la vie nous bouscule, nous accusons l’extérieur :
- “C’est lui qui m’a énervé.”
- “C’est cette situation qui m’a fait perdre patience.”
Mais si le choc (externe) était vraiment responsable, les deux verres auraient débordé. Or, seul celui qui était plein a laissé couler son contenu.
La vérité est là, simple et implacable : ce n’est pas le choc qui révèle la colère, la peur ou la paix… c’est le contenu déjà présent en nous et en grande quantité.
Les tempêtes ne créent rien de nouveau ; elles exposent simplement ce que nous portions en silence à l’intérieur de nous.
Certains diront : “Les épreuves m’ont rendu amer, méfiant, peureux.” Mais la réalité est autre : ce ne sont pas les épreuves qui nous changent, c’est notre manière de les gérer. Or, nous les gérons à partir de nos ressources intérieures. Autrement dit, la racine du problème, et/ou, de la solution se trouve toujours en nous (intérieur).
Ce qui remplit tes verres : ton monde intérieur.
Chaque être humain transporte en lui un univers invisible. Nos pensées, nos croyances, nos blessures, nos souvenirs et nos valeurs. Tout cela forme les différents liquides, contenus dans nos différents “verres intérieurs”.
Et ces contenus déterminent ce qui déborde quand la vie nous frappe. Un cœur rempli, de plus d’amertume que de douceur, ne peut déborder de douceur. Un esprit saturé de peur que de foi, ne peut produire la foi. Mais une âme nourrie par la paix répondra avec calme, même sous pression.
Nos réactions ne sont jamais des accidents. Elles sont le reflet fidèle de ce qui a grandi dans le secret de notre cœur.
Ce que tu entretiens en silence finit toujours par s’exprimer au grand jour.
Les chocs sont inévitables, mais révélateurs.
Aucune vie n’échappe aux secousses. Elles viennent sans prévenir : une perte, une parole blessante, une trahison, une déception. Mais contrairement à ce que l’on croit, les épreuves ne viennent pas pour nous détruire, elles viennent pour nous révéler.
Chaque choc agit comme un miroir. Il montre notre maturité intérieure, notre foi réelle, notre degré de maîtrise de soi. C’est souvent dans la secousse que l’on découvre qui l’on est vraiment.
Parfois, on réalise qu’on déborde encore d’impatience. Parfois, on est surpris d’y trouver de la paix, de la foi, une lumière inattendue. Les chocs sont donc nécessaires car, ils nous forcent à faire l’inventaire du contenu de notre cœur.
Remplir son cœur de ce qui élève.
Si ce qui déborde de nous, dépend de ce qui nous remplit, la vraie question devient : De quoi nourrissons-nous notre intérieur ?
Voici quelques chemins concrets pour apprendre à bien “remplir ses verres” :
- La Parole nourrit et purifie
Ce que tu lis, écoutes ou médites modèle ton monde intérieur. La Parole de Dieu agit comme une eau claire, remplaçant peu à peu les impuretés.
- La prière recentre et pacifie
Prier, ce n’est pas seulement parler. C’est aussi laisser Dieu remplir les espaces vides de ton âme. La prière ne supprime pas les chocs, mais elle prépare ton cœur à mieux y faire face.
- Le silence et la réflexion purifient
Nous vivons dans un monde saturé de bruits, d’avis, de comparaisons. Apprendre à se taire, à écouter son intériorité, c’est filtrer ce que l’on laisse entrer dans son esprit. Car tout ce qui entre finit par ressortir.
- L’amour et le pardon transforment
Celui qui pardonne se libère du poison intérieur. Celui qui aime sincèrement remplit son cœur de paix. Ce sont des choix difficiles, mais ce sont eux qui déterminent la qualité de ton débordement.
Quand la vie te secouera… Et elle le fera, tôt ou tard. Souviens-toi : ce n’est pas le choc qui te définit, mais ce qui déborde de toi.
Si c’est la colère, la peur ou la rancune qui jaillissent, ne maudis pas la tempête.
Regarde plutôt à l’intérieur : que contient ton cœur ? Apprends à le remplir de paix, de foi, de patience…
Ainsi, quand la tempête re-viendra avec un autre choc, tu ne déborderas plus de chaos, mais de grâce.
Et peut-être qu’à ce moment-là, ceux qui t’observeront comprendront, sans un mot, ce que signifie être un cœur habité par Dieu.







