La publication de cet article était pour le 02 ou le 03 Décembre. J’avais mûri la réflexion, trouver des faits en guise d’exemple et tout. Puis la dernière étape, celle de l’écriture fut retarder par une suite d’imprévus. Maintenant que cette dernière phase est entamée, je voudrais vous partager mes réflexions sur « l’erreur ».
Ah, les erreurs… Ces moments où tout bascule et où vous vous dites : « Qu’est ce qui n’a pas marché chez moi ? » ou « Sérieusement, pourquoi moi ? » Rassurez-vous, on est tous dans le même bateau. Faire des erreurs, c’est aussi universel que de respirer. Mais voilà : si trébucher est humain, rester à terre en se cherchant des excuses, c’est franchement une mauvaise décision.
Allez, prenez votre thé (ataya ou café touba), et explorons pourquoi vos erreurs méritent qu’on leur offre un rôle principal dans le film de votre vie.
Faire des erreurs, c’est dans notre ADN
Vous pensez être le seul à rater un projet, oublier une date importante, ou appuyer sur « Répondre à tous » par accident ? Eh bien, détrompez-vous. Faire des erreurs, c’est une preuve éclatante que vous êtes en vie et que vous essayez des choses.
Prenez l’exemple des bébés qui apprennent à marcher. Combien de fois tombent-ils avant de trouver leur équilibre ? Des dizaines. Et pourtant, aucun bébé ne se dit : « Bon, clairement, la marche, c’est pas mon truc. Je vais rester assis toute ma vie. » Non, ils persévèrent, et ils finissent par y arriver. Chaque erreur est un pas de plus vers le succès… Même si, parfois, ça fait un peu mal. Allons à présent pour le cas d’un chef qui essaie une nouvelle recette. La première fois, il oublie le sel. La deuxième, il mélange les étapes et finit avec un dessert au goût étrange. Mais, bon est-ce une raison pour qu’il abandonne le métier de cuisinier ? Non ! Il ajuste les doses, réessaie à nouveau avec un sourire (et/ou peut-être un soupir), et un jour, il sert un plat parfait que bon nombre de gens apprécie.
C’est donc clair pour tous que les erreurs nous en avons eu et nous en aurons encore peut-être dans notre vie. La suite de ma réflexion portera à présent sur notre attitude face à l’erreur.
Ignorer ses erreurs : La stratégie de l’autruche
Imaginez un instant que vous préparez un gâteau pour une fête, et vous oubliez… le sucre. Vous obtenez donc un dessert qui a le goût d’une biscotte triste. Maintenant, vous avez deux choix :
- Vous dites à tout le monde que c’est une recette révolutionnaire « sans sucre », et vous vous cachez dans un coin.
- Vous admettez votre erreur, rigolez un bon coup, et vous promettez de faire mieux la prochaine fois.
Spoiler alerte : la première option est une impasse. Ignorer une erreur, c’est une tentative désespérée de masquer une réalité gênante. Le problème avec cette façon de faire c’est qu’elle ne fonctionne jamais à long terme. C’est comme ignorer une fuite d’eau sous l’évier, elle peut sembler inoffensive au début, mais avec le temps s’aggraver et causer énormément de dégâts.
Quand on choisit d’ignorer ses erreurs, on se prive de la possibilité de grandir. C’est comme refuser de regarder une carte alors qu’on s’est perdu en chemin. Vous continuez d’avancer certes, mais dans la mauvaise direction, accumulant frustrations et échecs évitables.
De plus, nier une erreur nuira à votre crédibilité. Que ce soit dans un contexte professionnel ou personnel, les gens remarquent quand vous cherchez à camoufler vos faux pas. Cela dégrade leur confiance en vous, car ils se demandent : « Si cette personne ne reconnaît pas ses erreurs, comment peut-elle évoluer ? »
Justifier ses erreurs : Quand l’ego prend le volant
Vous connaissez sûrement cette phrase : « Oui, mais c’est pas ma faute… » Qui n’a jamais tenté de la sortir pour échapper à un moment gênant ? La circulation, un manque de taxi ou de bus, un collègue inattentif… tout devient soudain une excuse parfaite pour camoufler un faux pas. Mais soyons francs : se chercher des justifications, c’est avant tout une danse de l’égo, et le pire, c’est que cette chorégraphie ne mène nulle part.
Justifier ses erreurs, c’est comme poser un pansement sur une jambe cassée. De loin, ça donne l’impression que vous avez fait quelque chose pour réparer la situation. Mais en réalité, vous n’avez fait qu’ajouter une couche superficielle à un problème qui demande une vraie solution.
Prenons l’exemple d’un manager qui accuse son équipe d’un projet raté, sous prétexte qu’ils n’ont pas bien suivi ses instructions. Ce qu’il refuse d’admettre, c’est qu’en fait, il n’a pas pris le temps de clarifier ses attentes. Il passe pour un chef qui fuit ses responsabilités, et son équipe perd confiance en lui. Le drame avec la justification constante, c’est qu’elle nous entraine dans plusieurs dangers dont :
- La stagnation : À force de rejeter la faute ailleurs, on finit par croire à ses propres excuses. Ce qui aurait pu être une occasion d’apprendre devient une routine de médiocrité.
- Une réputation ternie : Les gens voient clair dans ce petit jeu. Et si vous êtes perçu comme quelqu’un qui ne prend jamais ses responsabilités, votre crédibilité en prend un coup.
- L’égoïsme déguisé : En cherchant à protéger votre image, vous pouvez blesser ou frustrer ceux qui sont impliqués. Une justification mal placée peut être ressentie comme un manque de respect envers les autres.
Du coup, la prochaine fois que vous serez tenté de dire : « Oui, mais ce n’est pas ma faute », demandez-vous : « Suis-je vraiment en train d’avancer ou juste de gagner du temps ? » Parce que, franchement, si l’égo est derrière le volant, il y a de fortes chances que vous tourniez en rond.
Il nous est à présent évident que justifier nos erreurs n’est rien d’autre que du nanisme pour notre caractère couplé à un suicide de nos relations interpersonnelles.
Apprendre de ses erreurs : Une vraie superpuissance
Là, on entre dans la catégorie des héros de la vie quotidienne. Parce que oui, apprendre de ses erreurs, c’est se transformer soi-même. Imaginez que vous avez envoyé un e-mail à la mauvaise personne. Vous vous êtes confondu en excuses, et vous aurez appris au minimum une leçon essentielle : toujours vérifier au moins deux fois l’adresse du destinataire. Ça, c’est ce qu’on appelle du progrès.
Apprendre de ses erreurs, c’est faire preuve d’une maturité. Cela ne signifie pas se flageller en public, mais simplement reconnaître que vous n’êtes pas infaillible. Une telle honnêteté inspire le respect, crée des relations plus authentiques et, surtout, ouvre la porte à une réelle progression.
Nous voilà en fin d’année, entrain de préparer la nouvelle année 2025. Sûrement qu’au cours de l’année 2024 nous avons fait des erreurs. L’erreur, en soi, n’est pas un problème. Ce qui pose réellement problème, c’est de la laisser pourrir dans un coin, sous prétexte qu’on n’a pas le courage ou le temps de l’affronter. Alors, au lieu de chercher des excuses ou de détourner le regard, prenez un instant pour réfléchir. Une erreur reconnue et analysée devient une source précieuse d’apprentissage. Ce qui sera un véritable signe de maturité, c’est qu’en 2025, si nous commettons des erreurs, que ce soit de nouvelles. Mais plus jamais ceux de 2024.
Gagner en maturité, c’est croitre. Et en ce qui concerne la croissance, elle n’est jamais accidentelle. Comme le dirait le coach Gaïus YOKOSSI : « La croissance est intentionnelle ». Si donc vous avez cette conscience et l’intention de croitre sur votre attitude à gérer vos erreurs en 2025, permettez-moi de vous proposer une méthode.
La méthode « l’erreur une opportunité déguisée ».
D’abord retenez que votre erreur n’est pas la fin du monde. Même si, sur le coup, ça peut ressembler à une catastrophe, l’important, c’est ce que vous en faites après.
1- Admettre que c’est humain
Ne dramatisez pas. Oui, c’est embêtant. Non, ce n’est pas irréparable. Même les plus grands cerveaux de l’histoire ont fait des erreurs. Alors, avant de paniquer, rappelez-vous : ça arrive à tout le monde.
2- Posez-vous les bonnes questions
Dans votre calme le plus absolu, essayer de comprendre :
- Qu’est-ce qui s’est passé exactement ?
- Qu’aurais-je pu faire différemment ?
- Comment éviter que ça se reproduise ?
Et, si on parle d’une vraie bourde (du genre, vous avez valider à nouveau une commande déjà validée ou que votre raté aura des incidences sur d’autres personnes), demandez-vous aussi : « Est-ce que quelqu’un d’autre doit être informer ? ».
3- Posez des actions
Une fois la situation comprise grâce aux questions, ne laissez pas votre erreur prendre la poussière dans un coin. Agissez ! Informez qui de droits, réparez ce qui peut l’être, excusez-vous si nécessaire, et tirez-en une leçon. Parce qu’entre nous, procrastiner ne fait que rendre les choses plus pénibles.
En prenant consciemment la décision de suivre cette méthode, surement 2025 sera meilleure en termes de gestion de vos erreurs.
Pour finir, retenons que, faire des erreurs, c’est un peu comme tester de nouvelles montagnes russes. Sur le coup, c’est flippant, mais à la fin, on en sort avec une bonne dose d’adrénaline et une histoire à raconter. Alors, vous pouvez comme moi, adoptez la philosophie suivante : Faire des erreurs est humain. Les ignorer, c’est une faute. Les justifier, c’est un risque. Apprendre d’elles, c’est une force. Parce qu’au final, ce n’est pas en restant immobile qu’on progresse.


